Depuis hier et jusqu’au 20 mars, 800 000 jeunes principalement lycéens peuvent candidater aux 12 400 formations disponibles sur le portail. C’est un moment crucial qu’il ne faut surtout pas prendre à la légère ! En effet, il faut faire les bons choix pour ne sélectionner que les formations qui vous correspondent réellement !

Pour ces centaines de milliers de futurs étudiants, l’aventure de l’enseignement supérieur débute avec une simple inscription administrative à accomplir sur le portail Admission Post-Bac (APB). D’autre part, après la date butoire du 20 mars marquant la fin des sélections de choix, les jeunes devront concrétiser ceux-ci avant le 31 mai, en les classant définitivement, par ordre de préférence.

Contrairement à la révolution intervenue l’année passée, la plateforme APB ne connaît pas de grandes transformations cette année. On y trouvera «une centaine de formations de plus que l’année précédente», soit environ 12 400 au total, précise le ministère de l’Éducation nationale. Pour les fameux vœux groupés introduits en 2016 pour les filières en tension (droit, psychologie, médecine, Staps), qui obligent les élèves à sélectionner tous les établissements de leur académie qui proposent la filière, il sera désormais possible d’y intercaler d’autres vœux.

Digitalisation des dossiers de candidature

Autre nouveauté : l’obligation faite aux lycéens de terminale générale de sélectionner au moins une licence «libre», disposant de suffisamment de places pour accueillir tous les candidats, est étendue aux lycéens de séries professionnelles, qui devront cocher une formation de section de technicien supérieur (STS). 2 000 places de STS supplémentaires par an seront créées pour les cinq ans à venir, et seront réservées à ces lycéens, car elles représentent 85 % de leurs premiers vœux. Pas d’obligation pour les bacs technologiques, mais une «forte incitation» de s’inscrire en IUT, une formation qui correspond particulièrement à leur baccalauréat.

Pour les bacheliers généraux qui obtiendront leur diplôme avec mention, dont on sait qu’ils privilégient les candidatures en classes préparatoires (CPGE), APB version 2017 apporte une bonne nouvelle. Ils pourront cette année sélectionner 12 CPGE dans la même voie contre 6 en 2016. Côté pratique, les dossiers de candidatures demandés par les formations sélectives (comprenant bulletins de notes, CV, lettres de motivation…) sont dématérialisés et à compléter en ligne.

Un fonctionnement discriminant

Pour la plateforme APB, l’année 2016 avait été aussi celle de la polémique. L’association Droits des lycéens, avait mené une bataille juridique et médiatique contre le ministère de l’Éducation. En avril dernier, l’association dénonce «l’illégalité» du système Admission Post-Bac et ses modalités «extrêmement opaques». En cause, le code-source de l’algorithme de la plateforme qui permet de classer les bacheliers, et que les lycéens souhaitent dévoiler. Le ministère attendra le 1er juin pour expliquer le fonctionnement schématique de la plateforme. Très insuffisant pour Droits des lycéens, qui réclame à nouveau la publication complète du code-source d’APB. Un mois après l’avis «favorable» rendu par la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) à la demande de l’association, le ministère communique aux deux lycéens le code-source de l’algorithme qui concerne les licences à capacité limitée.

Ce sont bien ces licences en tension qui faisaient polémique. «Le ministère ne nous a pas tout transmis, il manquait des éléments pour analyser le fonctionnement du code», explique Clément Baillon ex-président et désormais président d’honneur de l’association Droit des lycéens. Le jeune homme est impatient de pouvoir «décortiquer le nouvel APB» et d’inspecter les efforts du ministère vers plus de transparence. Avant d’en réclamer à nouveau l’algorithme. «Pour les filières en tension, APB fournit un service au recteur en appliquant des critères et en proposant un classement», relativise-t-on au ministère, déplorant que «ce petit morceau de code engendre la focalisation des étudiants et la joie des médias alors qu’il ne s’y passe rien». Le ministère rappelle également que «le nombre de licences en tension est passé de 289 à 76» en 2016, et devrait diminuer encore cette année.

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