Jeudi 26 novembre 2015, le groupe Servier a annoncé une restructuration importante de son réseau de visite et de promotion médicale et par là la suppression de plus de 600 emplois en France. Comme l’explique Olivier Laureau, président du groupe, dans un communiqué de Presse : c’est un « projet difficile mais nécessaire pour sauvegarder la compétitivité, dans un contexte de marché de plus en plus difficile. Nous serons particulièrement mobilisés pour favoriser le dialogue social et adopter des mesures sociales de manière concertée ».

Un groupe en difficulté

Les motifs ? Le groupe énonce être « pénalisé par des pressions concurrentielles, réglementaires et économiques » à l’image des pertes de brevet, de la progression rapide des génériques, des déremboursements ou des baisses de prix imposées. Mais également à cause de la « complexité » à développer de nouvelles solutions thérapeutiques » comme le précise le communiqué.

Pour tenter de redresser la barre, le groupe Servier compte se concentrer beaucoup plus sur ses activités thérapeutiques comme l’oncologie, le lancement de nouveaux médicaments, et le renforcement de la promotion de ses médicaments actuels dans les pays émergents afin de poursuivre sa politique de partenariats et de développer des médicaments génériques et biosimilaires.

21 000 salariés dans le monde

Aujourd’hui, le groupe comptabilise plus de 21 000 salariés dans le monde dont 5 000 en France. Mais depuis le scandale du médicament Mediator, sa réputation est sérieusement entachée. Le 22 octobre dernier, le tribunal de grande instance de Nanterre a reconnu pour la première fois la responsabilité des laboratoires Servier, en déclarant qu’ils avaient laissé sur le marché un médicament « défectueux » dont ils ne pouvaient « ignorer les risques ».

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