Sheryl Sandberg, la numéro 2 de Facebook, vient de oublier un livre « Lean in » qui fait beaucoup parler de lui. Dans ce livre, Sheryl Sandberg explique comment elle pense que les femmes peuvent à la fois réussir leur vie de famille et une carrière professionnelle exceptionnelle. Mais elle explique aussi pourquoi il est très difficile de parle de ce type de sujet au bureau, entre les patrons et les salariés.

«Les gens semblent ouverts à aborder les questions de genre, de discrimination entre les hommes et les femmes au travail mais c’est un sujet qui met tout le monde mal à l’aise», explique Sheryl Sandberg. « Personne ne veut être insensible, donc souvent ils ne disent rien du tout. » Un manager homme a dit u jour à Sheryl Sandberg qu’il préfèrerait parler de sa vie sexuelle en public que de parler de la discrimination entre les hommes et les femmes au travail.

Beaucoup de managers, surtout les hommes, peuvent se détourner de ces discussions car ils craignent de dire quelque chose d’inapproprié, ou pire, illégal. Pour beaucoup de managers, parler de la grossesse et même parler de l’éducation des enfants est tabou.

C’est une «très mauvaise interprétation» des lois sur la discrimination, écrit Sheryl Sandberg. Bien que les règles de protection contre la discrimination fondée sur le sexe sont nécessaires, elles ne doivent pas être utilisées pour étouffer les conversations en milieu professionnel. « Le choix de ne pas en parler ne fonctionne pas, » dit-elle.

Les salariés, quant à eux, peuvent être stressés d’aborder les sujets tel que celui de la grossesse car ils craignent que ces sujets soient considérés par l’employeur comme un signe de désintérêt pour leur poste ou qu’ils ne puissent bénéficier des promotions.

Sheryl Sandberg conseille donc aux managers, hommes et femmes, d’avoir une politique de la porte ouverte, d’inviter les salariés à parler des préoccupations sur la façon dont l’éducation des enfants ou la grossesse peuvent affecter leur progression de carrière.

Sheryl Sandberg dit qu’elle-même applique une politique de porte ouverte similaire et des dizaines d’employés ont répondu à son offre et sont venus discuter de ces sujets avec elle.

La crainte de violer les lois anti-discrimination « ne doit pas empêcher les employés et leurs managers de discuter des questions d’importance personnelle profonde, ».

La législation du travail en France est claire : les employeurs ne peuvent pas discriminer leur personnel en fonction du sexe ou si elles sont enceintes ou envisagent d’avoir des enfants. Cela signifie que les employeurs ne peuvent pas prendre des décisions d’emploi ou de refuser à leur personnel des missions en fonction de ces facteurs.

Et les managers doivent bien sûr respecter la vie privée de leurs salariés, ce qui signifie que les patrons ne doivent pas, par exemple, demander à brûle-pourpoint si un membre du personnel envisage d’avoir des enfants. Tout est dans la mesure !

Bien sûr, les employés ne sont pas toujours à l’aise élever les questions de la grossesse ou de la famille. Mais les chefs d’entreprise peuvent aider à préparer le terrain en mettant en place leur propre travail et les expériences de la famille.

Voici quelques autres conseils :

1. Avoir une politique de «porte ouverte» pour discuter des questions ou des préoccupations. Inviter un salarié qui a exprimé un intérêt à parler, que ce soit au sujet de la grossesse ou de toute autre question, pour une discussion autour d’un café ou d’un déjeuner.

2. Reconnaître la réalité. Les managers peuvent dire aux employés qu’ils comprennent qu’ils peuvent avoir des questions sur leur retour après la grossesse et l’éducation des enfants et leur temps de travail liés à des objectifs de carrière, et que le manager est là pour en discuter.

3. Fournir de la flexibilité. Au lieu de simplement parler de maintien à l’emploi mères de famille, il vaut mieux prendre des mesures pour mettre en place la flexibilité pour les parents qui travaillent, comme le télétravail ou le time-shifting (des jours au bureau et des jours à la maison). Vous pouvez demander aux employés quelles sont les politiques qui seraient les plus utiles pour eux.

Sur les choses à ne pas faire :

1. Ne jamais laisser entendre que la parentalité aura un impact négatif sur la carrière de quelqu’un ou ses possibilités d’avancement.

2. Ne tirez pas. Certains employés peuvent ne pas vouloir discuter de ces questions. Il s’agit d’être solidaire, non intrusif.

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