Les chiffres du chômage sont tombés pour le mois de septembre 2015. Résultat : même si on constate la plus forte baisse enregistrée depuis 8 ans, le taux de chômage français reste préoccupant avec plus de 5,7 millions de demandeurs d’emploi. Il est temps de se mettre à l’abri du chômage ! Voici 5 métiers issus du secteur médical qui ne connaîtront peut-être pas le chômage dans les années à venir.

#1 Pharmacien / pharmacienne

Selon Isabelle Adenot, président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens« Les jeunes qui choisissent les études de pharmacie (3 097 places en 2016) ont beaucoup d’avenir : d’une part parce qu’un pharmacien sur deux a plus de 50 ans, d’autre part parce que cela leur ouvre la voie à de nombreux métiers : nos étudiants sont de plus en plus recrutés dans l’industrie, pour leur panel de connaissances très varié et leur rigueur. Surtout, le métier va connaître une révolution : avec le séquençage du génome, nous jouerons un rôle dans la personnalisation des traitements, en amont ». 

Ainsi, même si aujourd’hui on voit beaucoup de pharmacies disparaître, les actuels étudiants qui seront diplômés dans 6 ou 7 ans verront leurs fonctions changer. Selon Isabelle Adenot : « l’officine va devenir un espace de santé, centré non plus sur la délivrance de médicaments, mais sur l’accompagnement des malades ». 

D’autre part, le projet de loi santé devrait permettre aux pharmaciens de pratiquer des vaccinations dans le cadre d’une expérimentation.

#2 Médecin

Grâce au numerus clausus qui restreint l’accès aux études de médecine, les étudiants qui réussissent le concours d’entrée sont presque certains d’avoir du travail en sortant. Toutefois, le temps du « médecin généraliste, libéral, libre de son installation et de ses horaires » risque de bientôt être révolu. Ainsi, comme l’indique une étude de l’INSEE : les jeunes médecins libéraux se distinguent en étant « plus souvent chirurgiens ou anesthésistes et moins souvent généralistes ».

D’autre part, avec l’arrivée de la loi santé, on va observer un « virage ambulatoire » : les médecins « feront office de managers, avec des infirmières effectuant une grande partie des actes » analyse le président du SML. Les spécialistes seront également rassemblés dans les hôpitaux plutôt que d’exercer en indépendant.

#3 Infirmier / infirmière

Même si  le métier d’infirmier a perdu depuis quelques années, sa capacité à préserver du chômage« La recherche d’emploi peut mettre de quelques mois à un an, si l’on vise les services d’urgences ou de réanimation, ou si l’on refuse le travail de nuit, les maisons de retraite ou un statut précaire » comme l’énonce Karim Mameri, secrétaire général de l’ordre national des infirmiers. La Cour des Compte préconise également de réduire les quotas de formation pour juguler l’envolée des dépenses des soins infirmiers.

Toutefois, pour Karim Mameri, cette baisse ne serait qu’un « ralentissement à très court terme ». Selon le rapport rendu par France Stratégie, les perspectives d’emploi pour les infirmiers / infirmières seront très favorables avec 219 000 postes à pourvoir sur la décennie 2012/2022. Côté salaires : les débutants ont un salaire de 1 580 euros net par mois pour deux week ends travaillés et deux ans de service sont nécessaires pour pouvoir exercer en libéral (le salaire atteint alors 4 300 euros mensuels).

#4 Orthoptiste

Qu’est-ce qu’un « orthoptiste » ? Un kiné des yeux, tout simplement ! Selon Laurent Milstayn, président du Syndicat national autonome des orthoptistes, « Notre métier va devenir très attractif « . A l’inverse des médecins, le numérus clausus sert à former un nombre minimal d’étudiants plutôt qu’un nombre maximal. En 2016, c’est un peu moins de 400 places qui ont été ouvertes au concours.

La profession s’exerce majoritairement en tant que salariés dans un cabinet d’ophtalmologie pour un salaire de 1 400 euros mensuels nets. Si vous souhaitez exercer la profession en libéral, le revenu peut atteindre 3 500 euros si vous travaillez environ 50 à 55 heures par semaine.

#5 Sages-femmes

Pour cette profession, le numerus clausus est stable et restreint avec 1 012 places en 2016. Toutefois, les besoins sont bien supérieurs au sages-femmes formées. La profession de maïeuticienne monte également en compétences comme l’explique Marianne Benoît Truong-Canh, vice-présidente du Conseil national de l’ordre des sages-femmes : « en gynécologie, nous sommes habilitées sur tout le suivi des femmes en bonne santé, y compris pour la contraception, et la loi santé devrait bientôt nous autoriser à effectuer des IVG médicamenteuses ». 

En vue de la diminution des hospitalisations dans les services de maternité, on va observer une hausse du suivi à domicile. D’autre part, si les maisons de naissance se développent, la profession de sage-femme « libérale » devrait également faire un bond, leur part étant déjà passée de 10% à 25% en quinze ans.

Source : Le Monde

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