Les caisses de retraite complémentaire Agirc (cadres) et Arrco (salariés et cadres) sont au bord du gouffre. On nous annonce que si aucune décision n’est prise, la caisse des cadres sera complètement vide en 2018 et celle des salariés en 2027. Le problème repose sur le fait qu’il n’y a pas de croissance donc pas de baisse du chômage donc pas suffisamment de salariés pour payer les cotisations retraite à taux plein.

Le MEDEF et les trois syndicats CFE-CGC, la CFDT et la CFTC ont annoncé vendredi avoir trouvé un accord. Cet accord repose sur un système de bonus-malus qui pousse les salariés à travailler un an de plus pour garder la retraite à taux plein.

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Concrètement, le montant de nos retraites ne dépend plus de notre âge mais du  nombre d’années de cotisation.

L’accord incite les salariés, à partir de 2019, à travailler une année de plus, une fois qu’ils ont rempli les conditions nécessaires pour partir avec une retraite à taux plein qui est aujourd’hui avec l’âge légal de 62 ans et une durée de cotisation de 41,5 ans.

Ainsi, un salarié remplissant ces deux conditions qui déciderait de prendre sa retraite à 62 ans verrait sa retraite complémentaire amputée de 10% la première année, 10% la seconde et 10% la troisième, avant de récupérer une retraite à taux plein à 65 ans. En revanche, s’il travaille jusqu’à 63 ans (soit 4 trimestres de plus) ce malus serait annulé. Des bonifications de 10, 20 et 30% seraient au contraire appliquées pendant un an pour les salariés restant en activité deux, trois ou quatre ans de plus. Les retraités modestes exonérés de CSG ne seraient pas concernés. Le patronat a accepté aussi l’idée d’une hausse d’un des deux taux de cotisations.

Les syndicats FO et CGT ont réfusé de signer cet accord.

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