D’après une enquête de la CFDT, la grande majorité des sondés apprécient leur travail, en revanche un salarié sur trois aurait déjà fait un burn-out au cours de sa carrière. Les résultats de cette enquête publiés ce jeudi, nous montrent un monde du travail partagé entre des salariés qui aiment leur travail et d’autre part des salariés qui en souffrent.

Un tiers des interrogés a déjà été victime d’un burn-out

Pour une personne sur trois, le travail a un impact très néfaste sur la santé. En effet, parmi les chiffres dévoilés, le plus marquant reste donc celui concernant l’épuisement au travail. Environ 36% des personnes déclarent avoir déjà fait un burn out au cours de leur carrière, et plus de la moitié en ce qui concerne les chômeurs. D’autre part, les femmes (39%) sont plus touchées que les hommes (31%). De plus, 50% des personnes sondées affirment que la quantité de travail qu’elles ont à gérer est bien trop élevée.

«On constate une intensification du travail», précise Laurent Berger. Il indique également que «58% des personnes interrogées déclarent avoir déjà pleuré à cause de leur travail». Un chiffre en totale concordance avec le fait que les deux tiers des personnes interrogées estiment qu’on leur «fixe plutôt des objectifs intenables».

Les Français aiment leur travail et le juge utile

Cependant, du positif ressort tout de même de cette étude. En effet, plus de 8 salariés sur 10 avouent aimer leur travail et le jugent utile. De plus, près des deux tiers des personnes interrogées avouent apprécier leur travail car ils « rigole beaucoup ». En outre, lorsqu’on leur propose «Un emploi où je serai payé à ne rien faire, ce serait le rêve», 82% s’y opposent.

Les salariés désirent davantage de coopération

«L’enquête montre que les travailleurs ont besoin de davantage de coopération, qu’ils en ont assez d’une vision verticale du travail», a dévoilé Laurent Berger ce matin sur Europe 1. Il y a également «une volonté d’articuler la vie professionnelle et la vie personnelle» d’après le patron de la CFDT.

De plus, le sondage a également mis en avant que les salariés désireraient davantage d’autonomie (82%), ils se plaignent aussi d’un manque de reconnaissance à 42%. La mobilité apparaît aussi comme un objectif pour les Français. Pour la moitié des personnes interrogées la «carrière idéale» implique de «changer de métier au cours de la carrière» et pour 37% d’entre eux, l’idéal serait une «carrière sans période de chômage».

D’autre part, 70% ont l’impression «d’être une machine». En revanche, plus de 9 salariés interrogés sur 10 jugent que leur emploi ne pourrait pas être assuré par une machine.

Le temps de travail n’est pas le problème

Par ailleurs, pour 42% des personnes interrogées la durée légale du temps de travail «n’est pas le problème». Lorsque cette durée n’excède pas 39 heures par semaine, ils sont plus de 65% à penser que les horaires s’accordent bien avec leur vie personnelle.

Autre information importante, 32% préféreraient travailler moins contre 66% gagner plus. En outre, une large majorité estime que les salaires (64%) et les perspectives de promotion (75%) ne sont pas satisfaisants vu les efforts fournis au travail. «Même si 81% des répondants travaillent avant tout pour subvenir à leurs besoins, l’engagement au travail dépasse la contrepartie financière», souligne la CFDT.

 

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