Comme l’indique Les Echos, un texte de loi devrait bientôt permettre à Pôle emploi de demander des informations aux banques, opérateurs de téléphonie ou encore fournisseurs d’énergie afin de faciliter la lutte contre la fraude. Un avant-projet de loi « Pour la transparence et la modernisation de la vie économique » devrait ainsi permettre de demander des informations complémentaires sur les candidats pour vérifier qu’ils ne fraudent pas.

Suspicion de fraude

Comme l’explique un agent de Pôle emploi à Challenges : « Il s’agit d’aligner les moyens de Pôle emploi sur ceux des organismes qui bénéficient déjà de ce dispositif comme la CAF ou la CNAV ». Toutefois, ces informations ne pourront être demandées que par 135 agents assermentés par l’opérateur public et uniquement qu’il y a suspicion de fraude.
« Un auditeur de Pôle emploi qui constate qu’un usager a fourni des adresses différentes entre Pôle emploi et d’autres organismes pourra par exemple demander au fournisseur d’énergie de lui indiquer quelle est la résidence principale de l’usager » précise Pôle emploi. Il n’aura pas accès directement aux données.

122,6 millions de fraude détectée en 2014

Conséquences : ce dispositif va pouvoir accroître les moyens d’action de Pôle emploi pour lutter contre la fraude dont le montant s’est fortement accru ces dernières années. En effet, selon l’organisme, le montant de cette fraude représente une part des allocations versées chaque année : 122,6 millions de fraude détectée en 2014 sur les 31,7 milliards d’euros versés aux demandeurs d’emploi pour le compte de l’assurance chômage.
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