En ce début de saison de ski, les stations de sports d’hiver déplorent un manque de neige et c’est près de «30 à 40%» des 120.000 saisonniers habituellement employés qui en paient le prix et ne savent toujours pas s’ils travailleront cet hiver.

Un manque de neige très préjudiciable pour les stations

Les stations ont ouvert leurs portes il y a un peu moins d’un mois et seul un tiers des domaines skiables sont actuellement fonctionnels et survivent uniquement grâce aux canons à neige, «au niveau national, 34% des domaines sont ouverts», déclare le président de l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), Charles-Ange Ginesy, interrogé mercredi matin sur France Info.

Le réchauffement climatique expliquant possiblement ce manque de neige impacte directement l’emploi local. En effet, dans les départements d’Isère, de Savoie et de Haute-Savoie, la CGT estime que «30 à 40%» des 120.000 saisonniers habituellement employés n’ont toujours pas signé de contrat de travail. En compensation, le syndicat a réclamé, auprès des préfets des départements concernés, de faire respecter la convention collective du secteur, qui impose aux employeurs de fixer dans les contrats de travail une date-butoir d’embauche du saisonnier, au cas où l’activité serait fortement réduite voire nulle.

Au sein de la station de Péone-Valberg (Alpes-Maritimes) notamment, moins d’un tiers du domaine skiable est ouvert, «les contrats de saisonniers, que nous avons essayés de maintenir d’une année sur l’autre, ne sont pas tous reconduits», selon Charles-Ange Ginesy, également maire de cette commune. Lui a sollicité l’État afin que le personnel saisonnier des pistes de ski bénéficie du chômage partiel. «J’espère que pour ces gens-là, il y aura la possibilité de bénéficier des aides publiques.»

Les réservations en forte baisse

Assez logiquement, les différents établissements d’hébergement souffrent aussi de ce manque de neige avec des taux d’occupations peu élevés. Pour le moment, d’après Charles-Ange Ginesy, le taux moyen d’occupation des hébergements est d’«environ 60% sur la deuxième semaine des vacances de Noël, mais les fortunes sont diverses», nuance-t-il. L’année dernière la saison avait démarré de la même manière. En effet, la même période, pour la première semaine des vacances de Noël, sur 34 stations françaises, «les taux d’occupation s’échelonnaient de 39 % à 70 % selon les différents types d’hébergement, la capacité en lits et l’altitude des stations», d’après l’association. Et sur la semaine du Nouvel an, les taux de réservation étaient compris entre 57 % et 93 %.

Dans le but de limiter les dégâts, les professionnels de la montagne, notamment dans les stations de basse et moyenne altitude, misent sur d’autres activités que le ski comme la randonnée, le parapente ou la marche nordique et se voient dans l’obligation d’effectuer des remises sur les prix.

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