D’après un sondage réalisé par Opinion Way, trois travailleurs sur cinq doivent supporter un brouhaha incessant au quotidien. Ce bruit constant est sous estimé et réellement nocif. Il génère des problèmes de concentration, de stress ainsi que des troubles du sommeil.

La plupart des gens pensent que le bruit n’est présent que pour les travaux « manuels » et bien c’est faux. Au total, 60% des actifs de plus de 35 ans se plaignent d’une exposition néfaste au bruit dans le cadre professionnel, plusieurs heures par jour.

D’après les actifs interrogés, le premier problème que cela génère est une baisse de la concentration (31%) devant le stress (29%) et le manque de patience (27%). De plus, ça se répercute directement sur leur vie personnelle avec une intolérance au bruit pour 28% des sondés en dehors des heures de travail. Les salariés se plaignent aussi d’un niveau de fatigue plus élevé (26%) et de troubles du sommeil (22%).

30 minutes de temps de travail perdu chaque jour

D’après une étude du Conseil national du bruit (CNB) et de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) ces nuisances sonores représentent une perte annuelle de 19,2 milliards d’euros par an. En effet, six millions de Français perdraient plus de 30 minutes de temps de travail par jour, selon une enquête Ifop-JNA.

Pour échapper à ce tumulte, 11% des actifs interrogés seraient même prêts à changer de métier. D’autre part, la moitié n’envisage aucune action face à ce problème grandissant, pas même de lancer une alerte auprès de la médecine du travail, alerte Audika.

Une nocivité sous-estimée au sein de nombreuses professions

Bien sûr, il y a des métiers où les niveaux sonores atteignent des sommets nécessitant le port de protections auditives et un suivi médical régulier. Dans l’industrie ou le BTP, malgré la prévention, la surdité professionnelle reste un enjeu.

Mais il y a aussi tous les métiers où la nocivité du bruit est souvent sous-estimée. Comme les dentistes: après 50 ans, la moitié d’entre eux souffre de problèmes auditifs à la longue, à force d’être exposés aux fréquences aigues des turbines et autres détartreurs, comme le mentionne France Info. Le bourdonnement des sèche-cheveux finit par irriter les coiffeurs. Sans oublier les nombreux barmen ou les vendeurs soumis aux niveaux trop élevés de la musique diffusée dans leurs établissements, un cas sur lequel l’observatoire des nuisances sonores BruitParif a déjà alerté.

Previous post

L'intérim en France : de très fortes inégalités entre les régions

Next post

Recherche d'emploi : 3 conseils pour les seniors