Avec le développement de la digitalisation, de nouvelles compétences sont mises en lumière et sont de plus en plus recherchées par les entreprises ! Qapa les a réuni pour vous !

Consultant spécialisé en transformation digitale, Michael Tartar voit émerger aujourd’hui de nouveaux profils aux parcours inédits. « De plus en plus d’emplois sont concernés par la digitalisation, confirme-t-il. Aujourd’hui, même un vendeur doit savoir naviguer à la fois entre les allées des sites Web et celles du magasin. » Michael Tartar pointe ces nouvelles compétences très appréciées des recruteurs. « Ce ne sont pas forcément des connaissances que l’on acquiert pendant sa formation initiale. Mais pour des postes peu qualifiés, un intérêt et une curiosité pour ces sujets et les outils digitaux sera un vrai plus dans une candidature. »

« Aujourd’hui, la plupart des recruteurs sont sensibles à l’appétence et à l’agilité numérique des candidats », confirme Charlotte Grospart, consultante en recrutement au cabinet Hays. Parmi les mots-clés sur un CV, la maîtrise des outils de « customer relationship management » (ou Gestion des relations avec le client) est fortement appréciée. « Ces outils de CRM permettent de capter et d’analyser les informations relatives aux clients et aux prospects. » Benoît Rouseel, directeur du développement chez Quintésens, un groupe de gestion de patrimoine, acquiesce : « Au quotidien, nos nouvelles recrues doivent manier cet outil. Et Il ne faut pas avoir nécessairement fait cinq ans en informatique pour savoir s’en servir et être relativement à l’aise. »

« Des aptitudes qui permettent de mieux interagir avec les autres »

Se dessine alors une nouvelle relation avec les clients, mais aussi entre collègues. « Aujourd’hui, on distingue des savoirs et des compétences techniques, appelées aussi hard skills, des aptitudes plus sociales désignées comme des soft skills, explique Victoria Pell, directrice du cabinet Unatti. L’entreprise est en train de quitter un monde pyramidal pour des organisations de plus en plus décloisonnées. Dans ce contexte, ces nouvelles compétences permettent aussi à chacun de mieux interagir avec les autres. »

Parmi ces nouvelles capacités valorisées figurent ainsi l’écoute, l’empathie, comme la gestion du stress, la flexibilité ou l’humilité. Pour Charlotte Grospart, à qualifications techniques égales, ces qualités plus humaines représenteraient 20 % des motifs de différenciation entre deux candidats. « L’idéal est d’avoir les deux, résume-t-elle. Il ne s’agit plus de prendre seulement en compte le diplôme et l’expérience du candidat mais aussi toutes ces qualités annexes. » Car l’un n’empêche pas l’autre, bien au contraire.

« Idéalement, je recherche des compétences techniques pour mes recrutements en cours, témoigne Benoît Rouseel. Cependant, je recherche aussi d’autres aptitudes qui ne se voient pas forcément sur un CV. » En entretien, il n’hésite pas à plonger ses candidats dans des situations très concrètes. « Dans notre activité, les commerciaux entrent dans l’intimité patrimoniale des clients, par exemple. Au bureau comme sur le terrain, des « soft skills », comme l’écoute et l’empathie, deviennent alors fondamentales. »

 

Previous post

6 conseils pour les seniors à la recherche d'un emploi

Next post

La méthode pour ranger votre bureau en moins de 5 minutes