Les français aiment voyager que ce soit dans le cadre de leurs loisirs mais également pour leur travail. En effet, d’après une étude menée par le ministère des affaires étrangères, le nombre d’expatriés français a encore augmenté de 2% par rapport à l’année dernière soit près d’1,7 millions de personnes, ce qui représente donc une hausse de 4,14% sur deux ans. On parle souvent des expatriés français à l’étranger mais quand est-il des étrangers qui travaillent dans les entreprises françaises ? que pensent-ils des managers français ?

Un management usé, vieux et archaïque

Le management français est souvent jugé étant très mauvais, vieux, usé ou bien encore archaïque. Mais alors, ces clichés sont-ils véridiques ? D’après le sociologue Jean-François Amadieu « Les Français sont mécontents de leurs managers ». Mais toujours d’après lui, il ne faut pas oublier que « le Français, par nature, aime se plaindre et manifester son mécontentement ». Il est donc important d’entendre l’avis des managers étrangers qui travaillent dans nos grandes entreprises.

Tout d’abord, lorsque des cultures étrangères se mélangent au management français, des tensions peuvent apparaître. On peut notamment prendre l’exemple de l’éviction du canadien Chris Viehbacher à la tête de Sanofi. La cause de cette éviction? Incompatibilités managériales…

Individualisme, manque de bienveillance

D’après une récente étude, plus de trois quarts des entreprises du CAC 40 sont dirigées par des individus diplômés d’HEC ou de l’ENA. Selon un expert du management américain, le professeur de Science politique à l’Université de Princeton, ce fonctionnement mène clairement «à la mort de la France, toutes les décisions étant prises par une poignée de personnes».

D’autre part, le management français est souvent jugé comme étant trop centralisé, trop hiérarchique et trop rigide. Cependant, on peut relever un changement depuis quelques années. En effet, «Avant 2000, si les étrangers n’avaient pas une bonne maîtrise du français, cela freinait les opportunités de carrière. Désormais, c’est presque l’inverse: une excellente maîtrise de l’anglais est nécessaire pour monter dans la hiérarchie», explique Franck Bournois, doyen de l’ESCP Europe. Autre changement significatif, le passage de 3 à 7 directeurs étrangers à la tête d’entreprises du CAC 40 ce qui aurait été inenvisageable quelques années en arrière.

Une évolution vers plus de proximité

On note également un autre problème récurrent dans le management français, le syndrome du «petit chef» En effet, là plupart du temps c’est le patron qui a le plus souvent le dernier mot mais on note tout de même une amélioration. «Dans le passé, les gens marquaient une distance respectueuse au chef. Maintenant, les équipes se sentent plus proches du patron et les managers montrent davantage d’esprit entrepreneur», d’après une enquête menée par le Financial Times. D’après un autre manager, «une suggestion cache fréquemment un ordre», une subtilité de la culture française qu’il est important de cerner pour s’intégrer rapidement.

Enfin, le Français aime avoir raison: il serait prêt à défendre son point de vue «jusqu’à la mort sans jamais prendre de décision», précise un cadre étranger. D’ailleurs, une grande partie des discussions ont lieu à la machine à café. En outre le management français ne favorise pas une bonne circulation de l’information «tout se passe sous forme de réunions informelles. Les gens ne sont pas suffisamment informés des décisions».

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