L’INSEE a publié ses prévisions pour 2016.

En France, la croissance serait modeste au troisième trimestre (+0,2 %) avant de s’élever au quatrième (+0,4 %). En moyenne sur l’année, elle serait comparable en 2016 (+1,3 %) à celle de 2015 (+1,2 %).

 

Au-delà des à-coups survenus au premier semestre, la consommation des ménages augmenterait en phase avec leurs gains de pouvoir d’achat, lesquels atteindraient +1,8 % en moyenne sur l’année (après +1,6 % en 2015). En outre, leurs dépenses d’investissement en logements cessent de baisser. Après un repli au printemps, l’investissement des entreprises retrouverait de l’élan au second semestre, encore largement favorisé par les conditions de financement, en raison d’une part de la baisse des taux d’intérêt et d’autre part du net redressement de leur taux de marge. Le regain de l’activité entraîne celui de l’emploi marchand, par ailleurs stimulé par les dispositifs d’allégement du coût du travail qui enrichissent la croissance en emplois. Au total, 165 000 emplois seraient créés au cours de l’année 2016. Ce serait suffisant pour que le taux de chômage baisse de nouveau à 9,8 % de la population active française en fin d’année, contre 9,9 % mi-2016 et 10,2 % fin 2015.

Deux aléas principaux sont associés à ce scénario. Le premier concerne les différentes échéances politiques de part et d’autre de l’Atlantique avant la fin de l’année ; leur issue pourrait générer davantage d’incertitude et par suite, un surcroît d’attentisme des investisseurs. Le second est propre à l’économie française : le rebond attendu des exportations pourrait être plus important que prévu, rattrapant pour partie les déceptions passées, ou il pourrait au contraire de nouveau manquer à la croissance.

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