Faute de visibilité sur l’amélioration de de la situation économique et ayant vraisemblablement moins de marge de manœuvre, seules 49 % des entreprises envisagent d’augmenter tout ou partie de leurs effectifs cadres en 2014, contre 48 % en 2013. La part de celles n’ayant pas l’intention de distribuer des augmentations a légèrement diminué par rapport à l’année dernière, se situant ainsi à 22 %. Enfin, 29 % d’entreprises restent indécises : une proportion identique à celle mesurée un an auparavant. C’est ce qui ressort du sondage fait par l’APEC auprès de 1.600 entreprises de plus de 20 salariés.

 

En outre, l’enveloppe destinée aux augmentations individuelles pourrait être moins élevée cette année. Si pour 49 % des entreprises ayant octroyé des augmentations individuelles en 2013 et qui projettent de faire de même en 2014, un montant identique à celui de l’année précédente devrait être distribué, seules 14 % d’entre elles envisagent de l’accroitre (- 2 points par rapport à 2013), contre 27 % qui pensent le diminuer. A noter qu’une entreprise concernée sur dix ne sait pas encore dans quel sens elle va faire évoluer l’enveloppe des augmentations individuelles. S’agissant des augmentations générales, les entreprises sont aussi nombreuses que l’an passé à envisager d’en prévoir, soit 46 %.

En 2013, 74 % des entreprises ont déclaré avoir versé des augmentations à tout ou partie de leurs cadres, contre 72 % en 2012. Ce sont les PME qui ont été les plus nombreuses à avoir augmenté leurs cadres, ce qui explique cette légère hausse globale. Par ailleurs, les entreprises ayant versé des augmentations ont fait plus souvent le choix de distribuer uniquement des augmentations individuelles (54 % contre 51 % en 2012). Les augmentations collectives sont restées stables s’élevant à 11 %. Enfin, la distribution combinée d’augmentations générales et individuelles s’inscrit en retrait en 2013 : 35 % contre 38 % en 2012.

 

Les salaires médian et moyen d’un cadre en poste sont restés quasi stables en 2013, s’élevant respectivement à 48 000 et 54 800 euros (salaire fixe + part variable). Par ailleurs, pour près de la moitié des cadres, la rémunération comprend une partie variable. Ainsi, la prime sur objectif individuel ou collectif reste l’élément variable le plus fréquent avec 40 % de cadres concernés. Viennent ensuite une commission sur le chiffre d’affaires pour 9 % des cadres ou encore d’autres éléments de salaires variables (indemnités d’astreinte ou primes de déplacement…) pour 8 % d’entre eux.

En 2013, 42 % des cadres non mobiles ont vu leur rémunération augmenter : un niveau identique à celui de 2012. La part de cadres déclarant, au contraire, une baisse de leur rémunération demeure à un niveau élevé (10 %). Enfin, la rémunération de près de la moitié des cadres n’a connu aucun changement. Le salaire étant étroitement lié à l’âge, les cadres au début de carrière ont bénéficié plus souvent d’augmentations que ceux des autres catégories d’âge.

 

Près de 4 cadres non mobiles sur 10 ont connu une hausse de leur salaire fixe en 2013. Ainsi, 31 % d’entre eux ont bénéficié d’une augmentation individuelle et 17 % d’une mesure collective. Enfin, 9 % des cadres ont pu bénéficier simultanément des deux types d’augmentation. Quant aux niveaux des augmentations individuelles et collectives, ils sont restés quasi stables en 2013 : la médiane des augmentations individuelles se situant à 3 % et celle des augmentations collectives à 1,7 %.

Pour la moitié des cadres concernés, la mobilité interne a favorisé la hausse de salaire en 2013. Les cadres ayant changé de poste au sein de leur entreprise ont été plus souvent augmentés que ceux ayant connu d’autres changements internes (de services, de départements, contenu du poste etc.) : 56 % contre 43 %. Par ailleurs, les cadres qui ont volontairement changé de poste ont été plus souvent augmentés que ceux dont le changement a été imposé par l’entreprise : 68 % contre 40 %.

Quant aux cadres recrutés en externe en 2013, 51 % d’entre eux ont vu leur rémunération progresser. Un niveau identique à celui de 2012. Dans ce contexte, les circonstances du changement s’avèrent déterminantes sur la rémunération. Ainsi, la mobilité externe sans période de chômage entre les deux postes reste majoritairement favorable pour les cadres. En 2013, 61 % d’entre eux ont bénéficié d’une augmentation à cette occasion, contre 62 % l’année précédente. En revanche, parmi les cadres qui ont connu une période de chômage entre les deux postes, seuls 36 % ont déclaré que leur rémunération a augmenté contre 40 % pour qui elle a diminué.

 

Le salaire annuel brut moyen à l’embauche des cadres recrutés sur offre a légèrement augmenté en 2013 par rapport à l’année précédente : 37 000 euros contre 36 000 euros en 2012. C’est la progression des salaires les plus bas qui a entrainé cette légère hausse. En effet, 80 % des rémunérations se situent entre 26 000 et 50 000 euros en 2013, contre 24 000 et 50 000 euros l’an dernier. En outre, les salaires varient considérablement selon l’expérience professionnelle : de 30 000 euros en moyenne pour un jeune diplômé à 44 000 euros en moyenne pour un cadre disposant de plus de 10 ans d’expérience. Enfin, le salaire incluant les commissions est resté pour sa part stable : 38 000 euros.

 

Selon les fonctions, le salaire moyen se situe entre 33 000 et 45 000 euros. La rémunération la moins élevée reste celle de la fonction communication-création avec 33 000 et la plus élevée, celle de la direction d’entreprise avec 45 000 euros : des rémunérations en légère progression par rapport à 2012, respectivement de 1 000 et 2 000 euros. Excepté pour la santé-social-culture (41 000 euros), les rémunérations moyennes des autres fonctions s’échelonnent entre 36 000 et 38 000 euros.

Les rémunérations à l’embauche augmentent avec l’expérience professionnelle. Ainsi, pour un jeune diplômé le salaire moyen à l’embauche sur une offre se situe à 30 000 euros, pour un jeune cadre (1 à 5 ans d’expérience) à 33 000 euros et pour un cadre expérimenté de 5 à 10 ans à 39 000 euros. Enfin, pour un cadre disposant de plus de 10 ans d’expérience, ce montant s’élève à 44 000 euros. Alors que pour les cadres de 1 à 10 ans d’expérience, la rémunération à l’embauche stagne par rapport à l’année précédente, elle augmente de 1 000 euros pour les jeunes diplômés et baisse d’autant pour les cadres les plus confirmés.

L’expérience professionnelle reste le principal argument de négociation. Ainsi, un cadre sur deux ayant plus de 5 ans d’expérience a négocié son salaire dans le haut ou au-dessus de la fourchette prévue par le recruteur contre seulement 16 % des jeunes diplômés. En 2013, on note une progression de la part des cadres ayant entre 1 et 10 ans d’expérience et dont le salaire est situé vers le haut ou au-dessus de la fourchette (+ 6 points). Il s’agit des proportions les plus élevées depuis 2010. A contrario, les conditions de négociation se sont durcies pour les jeunes diplômés. Ainsi, 49 % d’entre eux ont un salaire qui se situe dans le bas ou en-dessous de la fourchette, contre 44 % l’année précédente.

 

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