Les Français ont été plus généreux en 2014 malgré les difficultés économiques. Mais qui sont ces donateurs ? Et quelles sont leurs causes?

Selon l’association Recherches et solidarités avec l’Institut des dirigeants d’associations et fondations, les particuliers ont donné entre 4,2 et 4,4 milliards d’euros l’année dernière, montant qui est supérieur de 4% à celui de 2013. Sur cette somme, seulement 2,4 milliard ont été déclarés aux impôts. De plus, près de 4 français sur 10 se disent être des donateurs « fidèles ».

 

«Même si la solidarité reste la principale motivation des personnes aisées, celle des impôts progresse de plus en plus»

«Nous avons constaté un effort tout particulier des personnes les plus aisées pour compenser le fait que de nombreux donateurs modestes n’ont pas pu donner autant ou plus que l’année précédente, dit Jacques Malet, l’un des auteurs de l’étude. Mais comme ils tiennent à rester fidèles, ils transforment leur don en argent en don en nature ou en temps». Le nombre de donateurs a baissé de 1% mais le don moyen  des foyers  imposables a augmenté de 6,5% pour atteindre 440 euros en 2014.
Une autre explication de la hausse des dons, hormis la solidarité, est les impôts : «Certaines personnes aisées, qui n’ont pas été épargnées ces dernières années par les hausses d’impôts, ont décidé de donner plus pour payer moins d’impôts, précise Jacques Malet. Même si la solidarité reste leur principale motivation, celle des impôts progresse de plus en plus», déclare Jacques Malet.

 

Les jeunes plus généreux que les séniors

Pour la première fois, les jeunes se sont montrés plus généreux que les seniors. Cette affirmation se porte sur le poids du don dans le revenu et non du don moyen versé où les séniors donnent environ 501 euros et les jeunes 395 euros.  «Cette performance est mes yeux un signe qui doit nous encourager à nous tourner encore plus vers les jeunes», affirme Jacques Malet. Car les moins de 30 ans ne représentent que 4% du nombre de donateurs contre plus de 31% pour les plus de 70 ans. «Les jeunes ne veulent pas qu’on les attendrissent, ils ont besoin qu’on leur tienne un discours direct: “Comment donner? Quand donner? Où donner?” Il faut utiliser des outils qui leur parlent: les mails, les SMS et non plus les boîtes aux lettres ou le téléphone. Les jeunes ne donnent pas spontanément, ils ont besoin de passer par une association. Or, la plupart n’en connaissent pas». 

 

L’Alsace région la plus généreuse en termes de proportion mais l’Île -de-France vainqueur en termes de montant

Côté régions, c’est l’Alsace qui arrive sur la première marche du podium en s’appuyant sur le nombre de donateurs. Elle arrive juste devant la Franche-Comté, qui pourtant sont toutes deux des régions très touchées par le chômage. Les perdants sont la Picardie, la Corse et les DOM. Mais c’est en Île-de-France que les donateurs donnent le plus (656 euros en moyenne) devant les DOM (500 euros) et la région PACA (470 euros).

 

Et la cause des migrants?

11% des moins de 40 ans (et 5% des plus de 70 ans) ne connaissent pas d’organisation à qui donner. Du coup, seulement un Français de moins de 40 ans sur quatre se dit prêt à donner de l’argent pour aider les migrants, contre 45% pour les plus de 70 ans. Dans un deuxième temps, lorsqu’il s’agit de donner des vêtements, de la nourriture ou des jouets,  les jeunes sont plus enclin (56%) que les plus de 70 ans (53%).

 

La santé et l’aide aux personnes en difficulté parmi les causes préférées des français

La situation s’est améliorée pour toutes les causes, des plus traditionnelles jusqu’à des causes plus récentes. Mais en têtes de liste, on retrouve la recherche médicale, la santé et l’aide aux personnes en difficulté. En revanche, le sport, la protection des animaux ou encore les mouvements religieux ont moins la côte.

 

Et pour 2015?

D’après un sondage, les français donneront autant que les précédentes années. Les plus pauvres sont ceux qui ont prévu de donner moins (18% contre 21% en 2014), mais les plus aisés devraient encore une fois compenser en se montrant encore plus généreux qu’en 2014.  «Il n’est pas impossible que les attentats de Paris aient un impact négatif sur le montant des dons, en 2015, déclare Jacques Malet. Mais à l’inverse, ils peuvent aussi susciter un élan de solidarité envers les victimes ou leurs familles».

 

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