87 % des jeunes sont prêts à changer de secteur d’activité pour faciliter leur insertion sur le marché du travail

L’édition annuelle du Baromètre Prism’emploi – OpinionWay « Les jeunes et l’emploi » en mars dernier l’avait déjà montré : oui, les jeunes veulent travailler !
L’enquête menée ici montre qu’ils sont prêts à de nombreux sacrifices pour trouver un emploi : changer de métier, s’orienter vers un autre secteur, adapter leur formation.
Toutefois, certaines limites pointent le bout de leur nez, notamment en ce qui concerne les emplois non-pourvus. Ils se montrent ainsi plus réticents face à des professions qu’ils jugent difficiles, peu attractives ou mal rémunérées.

LES JEUNES MONTRENT UNE NOUVELLE FOIS LEUR ENVIE DE TRAVAILLER

  • 85 % des jeunes de 18-24 ans se disent prêts à accepter un poste différent de celui pour lequel ils ont été formés
  • 87 % se disent prêts à travailler dans un secteur d’activité qu’ils n’envisageaient pas au début de leurs recherches
  • 78 % se disent prêts à changer d’orientation en cours de parcours professionnel

POURTANT, L’APPÉTENCE DES JEUNES POUR CERTAINS EMPLOIS RESTE MESURÉE

Dans le cadre des débats sur le marché du travail, la notion d’emplois non pourvus en France revient régulièrement accompagnée d’une question : pourquoi existe-t-il des emplois qui ne trouvent pas preneur malgré le nombre croissant de chômeurs en France, notamment chez les jeunes ?

Force est de constater que malgré l’envie des jeunes de travailler, leur appétence pour certains postes reste limitée.

Ainsi, en cas de difficultés à trouver un emploi, les jeunes de 18-24 ans seraient plutôt enclins à accepter les postes de :

1. Vendeur (68 %)
2. Cadre – attaché commercial (56 %)
3. Employé / agent de maîtrise dans le secteur de l’hôtellerie-restauration (50 %)
4. Conducteur de véhicule (44 %)
5. Ingénieur dans l’informatique (43 %)
6. Artisans et ouvriers artisanaux1 (42 %)
7. Aide à domicile / aide-ménagère (36 %)
8. Cuisinier (32 %)
9. Ouvriers qualifiés du second œuvre du bâtiment2 (31 %)

LA PENIBILITE, PREMIERE RAISON DE NON-ATTRACTIVITE DES POSTES

La pénibilité s’impose comme le facteur le plus fréquemment évoqué par les jeunes pour justifier leur réticence à accepter un poste :

  • 72 % des jeunes considèrent le travail de cuisinier comme pénible.
  • 70 % pour un poste d’ouvrier qualifié du second œuvre (électricien, peintre, menuisier, plombier…)
  • 66 % pour un poste d’aide à domicile ou d’aide-ménagère
  • 66 % pour un poste d’employé ou d’agent de maîtrise dans le secteur de l’hôtellerie-restauration

Deux autres raisons sont invoquées :

  • Le manque d’attractivité (61 % pour un poste d’artisan ou ouvrier artisanal)
  • Le niveau de rémunération (66 % pour un poste d’aide à domicile ou aide-ménagère)

Enquête trimestrielle « Les Jeunes et l’emploi » : Prism’emploi et OpinionWay publient la seconde enquête trimestrielle « Les Jeunes et l’emploi » qui a pour objectif à chaque édition de mieux connaître la perception des jeunes sur une thématique spécifique liée au marché du travail.

Méthodologie : Le sondage a été réalisé sur un échantillon représentatif de 1003 jeunes français âgés de moins de 25 ans interrogés en ligne selon la méthode des quotas au regard des critères suivants : sexe, âge. L’enquête de terrain a été réalisée du 29 mai au 5 juin 2015.

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