Le second tour de la primaire de la droite opposera, dimanche 27 novembre, François Fillon à Alain Juppé. Malgré le fait que leurs programmes se ressemblent notamment sur les grandes orientations économiques, ils divergent cependant sur de nombreux points. Nous avons réunis pour vous les points de divergence concernant l’emploi.

La sortie des 35 heures

Les deux candidats souhaitent que les entreprises puissent négocier le temps de travail en fonction de leurs besoins. Mais quand Alain Juppé est favorable à une durée de référence de 39 heures, François Fillon fixe la seule limite à 48 heures (le maximum autorisé par le droit européen).

Les impôts

Alain Juppé et François Fillon sont tous les deux d’accord pour augmenter la TVA (la taxe sur la valeur ajoutée), mais pas dans les mêmes proportions. Alain Juppé souhaite l’établir à 21 %, François Fillon à 22 %.

Alain Juppé souhaite en outre alléger l’impôt sur le revenu de 2 milliards d’euros. François Fillon de son côté veut réduire l’impôt sur le revenu des particuliers investissant dans des PME, à hauteur de 30 % de leur investissement, et créer une « flat tax » une taxe à taux unique sur les revenus du capital.

Ils prévoient également tous les deux de supprimer l’ ISF (Impôt de solidarité sur la fortune), la hausse du plafonnement du quotient familial, la réduction progressive de l’impôt sur les sociétés.

Les retraites

Des choix similaires. Les deux candidats allongeront l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 65 ans, Juppé précisant que cela interviendra d’ici à 2026.

Ils réduiront les allocations chômage, par une dégressivité dans le temps pour Juppé, un plafonnement avec une dose de dégressivité pour Fillon.

Emplois publics

Les deux veulent réduire les dépenses publiques (de 100 milliards d’euros en cinq ans pour Fillon, de 85 à 100 milliards pour Juppé), avec l’objectif d’un équilibre budgétaire à la fin du quinquennat et un outil : la réduction du nombre d’emplois publics, actuellement de 5,5 millions

Mais ils divergent sur l’ampleur de cette baisse : de 500.000 en cinq ans grâce à l’augmentation du temps de travail des fonctionnaires à 39 heures pour Fillon, de 200.000 à 300.000 en cinq ans grâce à des départs en retraite non remplacés pour Juppé.

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