L’INSEE a publié aujourd’hui ses dernières prévisions pour 2016. Et les nouvelles sont bonnes avec une accélération de la croissance et une reprise de l’emploi.

Concrètement, l’année 2016 a commencé par une nouvelle accélération de l’activité dans la zone euro (+0,6 % après +0,4 %). Le produit intérieur brut a augmenté plus vivement qu’attendu en France et en Allemagne et la croissance n’a faibli ni en Espagne, ni en Italie. Les fondamentaux de cette croissance semblent désormais robustes, comme l’atteste la bonne orientation du climat des affaires. Alors que les exportations avaient tiré la croissance en 2015, la demande intérieure prendrait le relais en 2016 pour l’entretenir à un niveau stabilisé, légèrement au-dessus de +1,5 % en rythme annuel.

 

L’INSEE prévoit que la croissance française s’élèverait de nouveau en 2016, à +1,6 %.

Au total, le PIB progresserait de 0,3 % aux deuxième et troisième trimestres puis de 0,4 % en fin d’année. En moyenne en 2016, l’activité accélérerait : +1,6 % après +1,2 % en 2015. Cette accélération proviendrait des services marchands et de la construction.

 

L’économie française créerait 139 000 emplois marchands en 2016

L’emploi salarié marchand a continué de progresser au premier trimestre 2016 (+40 000 après +47 000 au quatrième trimestre 2015). Les perspectives d’embauches sont favorables dans les enquêtes de conjoncture et l’emploi marchand progresserait encore solidement d’ici la fin de l’année. Au total, en 2016, 139 000 emplois supplémentaires seraient créés, après +109 000 en 2015. Ce dynamisme proviendrait de celui de l’activité et des mesures de baisse du coût du travail qui continueraient d’enrichir la croissance en emplois. Après le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), et le Pacte de responsabilité et de solidarité (PRS), une prime à l’embauche pour les PME a en effet été instaurée début 2016 dans le cadre du plan d’urgence pour l’emploi.

L’emploi total progresserait de 210 000 en 2016

Dans les secteurs non marchands, l’emploi ralentirait en 2016 (+38 000 après +47 000 en 2015), du fait des emplois aidés. En tenant compte des emplois salariés agricoles et non salariés, l’emploi total augmenterait de 210 000 en 2016 (après +188 000 en 2015).

Le chômage diminuerait de 0,4 point et atteindrait 9,8 % fin 2016

Au premier trimestre 2016, le chômage s’est stabilisé à 10,2 % en France (9,9 % en Métropole), en recul de 0,1 point sur un an. Au cours des trimestres suivants, la hausse attendue de l’emploi serait supérieure à celle de la population active, et le nombre de chômeurs diminuerait à nouveau. Le taux de chômage baisserait de 0,4 point et atteindrait ainsi 9,8 % à la fin de l’année (9,5 % en Métropole). La montée en charge du plan de formation pour les chômeurs se traduirait par un retrait d’environ 30 000 personnes de la population active et contribuerait ainsi à hauteur de –0,1 point à la baisse du taux de chômage.

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