La Conférences des grandes écoles a publié ce matin son étude sur l’insertion des diplômés des grandes écoles.

Il apparait que les recrutements des diplômés des grandes écoles sont au plus haut : le taux net d’emploi à 6 mois grimpe de près de trois points par rapport à 2015. Le taux net d’emploi s’établit ainsi à 83,1% pour la dernière promotion (contre 80,6% l’an dernier). Ce chiffre atteint plus de 93 % 12 à 18 mois après le diplôme et plus de 95 % 24 à 30 mois après.

Les jeunes diplômés français des grandes écoles sont quasiment au plein-emploi.

 

Les salaires poursuivent en parallèle leur tendance à la hausse.
Sur l’ensemble des diplômés 2015 des Grandes écoles, les salaires bruts annuels moyens d’entrée dans la vie active progressent par rapport à l’année dernière et confirment la tendance haussière sur 10 ans en euros courants.
Salaire annuel moyen (brut hors primes) France :
33542€ (32962 € en 2015)
Salaire annuel moyen (brut avec primes) France :
36516€ (35983 € en 2015)
Les CDI repartent à la hausse

À l’heure où le Contrat de travail à durée indéterminée (CDI) est en débat, et que plus de 90 % des embauches réalisées en 2013 l’ont été sous forme de CDD ou d’intérim (source : DARES), 76,9 % des diplômés de Grandes écoles sont engagés en CDI contre 73,8 % en 2015 soit une hausse de plus de trois points.

La part des emplois avec statut cadre est quant à elle très stable à plus de 85 %.
LES STAGES ET L’APPRENTISSAGE : DE VÉRITABLES TREMPLINS VERS L’ENTREPRISE
Le stage de fin d’études est la voie d’accès n°1 au marché de l’emploi. Les jeunes diplômés sont 30 % à trouver leur premier emploi par ce biais.
L’apprentissage dans les Grandes écoles est aussi une insertion professionnelle réussie. Pour la première fois, la CGE a pu isoler des statistiques sur la population d’apprentis parmi les diplômés qui représentent 13 % des répondants : le taux net d’emploi est supérieur à celui de l’ensemble des diplômés. Près de 35 % des apprentis ont été embauchés dans l’entreprise dans laquelle ils ont réalisé leur apprentissage.
L’INTERNATIONALISATION, L’ENTREPRENEURIAT et LES DISPARITÉS HOMMES / FEMMES : TROIS TENDANCES QUI SE CONFIRMENT
Loin de confirmer les débats récents sur la fuite des cerveaux, l’enquête insertion de la CGE montre au contraire une légère régression de la proportion de diplômés expatriés à l’étranger (16,6 % contre 17,6 % en 2015). Cette proportion s’inscrit dans la tendance plutôt stable des dix dernières années.
Ce chiffre est à mettre en perspective avec les 68,3 % d’étudiants étrangers qui commencent leur carrière en France, mettant en évidence les flux croisés qui s’opèrent dans une économie mondialisée.
Parmi les données qui demandent à être consolidées et qui progressent d’année en année, la proportion de diplômés entrepreneurs représente 4 % des diplômés contre 3,5 % l’an dernier. Dans les écoles de management, cette proportion atteint 7 %. Les sociétés de conseil et les TIC sont les deux secteurs privilégiés par les diplômés pour leur création d’entreprise.
En revanche, la mauvaise nouvelle est que les disparités femmes/hommes perdurent. Les indicateurs d’insertion professionnelle restent dans l’ensemble moins favorables aux femmes en dépit de la féminisation régulière des effectifs des écoles (35 % de femmes en 2011, et 36,8 % en 2014). Le taux net d’emploi, la proportion de CDI et le salaire brut annuel des femmes demeurent inférieurs à ceux des hommes (de 5 % pour les ingénieurs et 6 % pour les managers).
Toutefois, ces chiffres cachent de grandes disparités :
– selon la taille de l’entreprise : si une femme gagne en moyenne 8 % de moins qu’un homme dans une TPE, la différence tombe à moins de 2 % dans les Grandes entreprises ;
– selon le secteur d’activité : les femmes perçoivent des salaires équivalents aux hommes dans l’industrie des transports pour les ingénieures, et dans l’industrie chimique et du textile pour les managers.
Leurs salaires sont supérieurs à leurs homologues masculins dans l’industrie des technologies de l’information et de la communication (TIC) et des télécommunications pour les ingénieures ainsi que dans l’industrie agroalimentaire pour les managers.
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