C’est le sujet serpent de mer pour le gouvernement. Faut-il autoriser les expérimentations sur le gaz de schiste en France ? Aux Etats-Unis l’exploitation à grande échelle a commencé et montre déjà ses effets sur la courbe du chômage. Le chômage est en effet à son plus bas niveau aux USA depuis 6 ans à 6,1%.

En France, l’Institut Montaigne a publié ce matin un rapport avec le BCG (Boston Consulting Group) sur l’exploitation du gaz de schiste qui préconise que la France lance un plan de recensement des ressources sous le contrôle d’une commission ad hoc et désigne des sites pilotes sur la fracturation hydraulique.

Jean-Pierre Clamadieu, P-DG du groupe de chimie Solvay et président du groupe de travail pour ce rapport, annonce « Ignorer totalement le gaz de schiste est un luxe que la France ne peut plus se permettre ».

Le fait le plus important selon le groupe de travail est les conséquences négatives sur la compétitivité de l’industrie française par rapport aux entreprises américaines qui bénéficient de l’exploitation massive des gaz de schiste dans ce pays. Sans oublier que le développement des gaz de schiste américains entraîne également une importation massive de charbon en Europe – devenu moins cher que le gaz européen – qui « menace les progrès de réduction d’émissions » de gaz à effet de serre.

Dans la logique de développement du mix énergétique, le gaz naturel est donc « une source d’énergie incontournable pour accompagner efficacement la transition énergétique » et ouvrir la porte aux gaz non conventionnels en France ce qui permettrait de « créer des marges de manoeuvre nécessaires pour investir ailleurs et accélérer ainsi le redressement économique et la transition énergétique de notre pays ».

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