On entend souvent parler du DIF mais concrètement, de quoi s’agit-il ? Selon le site officiel de l’administration française, le Droit Individuel à la Formation permet aux salariés « de bénéficier [d’une] formation professionnelle suivie pendant ou en dehors du temps de travail ». Plus précisément, cela signifie qu’un salarié acquiert et accumule au fil des années un nombre d’heures de formation, le tout plafonné à un maximum de 120 heures. Ce crédit de 20 heures par an, cumulable sur six ans maximum, peut être utilisé pendant votre temps de travail ou en dehors.

Pourquoi utiliser son DIF ?
Vous pouvez utiliser ce droit dans plusieurs cas de figure. Tout d’abord pour obtenir une qualification supérieure, maintenir votre niveau de compétence ou encore pour améliorer vos connaissances dans un domaine particulier. Ce dernier objectif peut être orienté vers de nombreux domaines différents tels que l’informatique, le management, la comptabilité, la vente, les ressources humaines et bien d’autres encore. Cependant, la plupart des DIF sont utilisés par les professionnels pour améliorer leur niveau de langue. Selon Place de la Formation, près d’un tiers des demandes de formation sont dirigées vers le secteur des langues. Pour ce faire, de plus en plus de professionnels se décident à partir à l’étranger, notamment par le biais de séjours linguistiques.

Qui peut bénéficier du DIF ?
Le DIF s’adresse à tout salarié possédant un CDI ou un CDD, sous réserve de quelques conditions. Dans le cas d’un contrat à durée indéterminée, le salarié doit avoir au minimum un an d’ancienneté dans l’entreprise. Par ailleurs, le DIF s’applique de la même façon si un individu travaille à temps complet ou à temps partiel, seul le calcul du nombre d’heure acquis est différent (prorata).
Lorsqu’il s’agit d’un contrat à durée déterminée, l’employé doit avoir travaillé quatre mois, pas nécessairement consécutifs, au cours des douze derniers mois dans l’entreprise qui finance le DIF. Seuls les individus en contrat d’apprentissage ou contrat de professionnalisation ne peuvent pas bénéficier de ce droit.

Comment faire une demande de DIF ?
C’est le salarié qui doit faire la demande directement à son employeur. Ce dernier dispose d’un délai d’un mois pour donner une réponse, et selon la loi, une absence de réponse correspond à une réponse positive. Dans certains cas l’entreprise possède déjà des accords de formation, par exemple via le comité d’entreprise, et le salarié peut facilement choisir l’une d’entre elles. Dans le cas contraire l’employé doit chercher une formation adaptée de son côté.
Vous pouvez également utiliser votre DIF après la rupture de votre contrat, en accord avec le pôle emploi, il s’agit du DIF portable.

Le financement du DIF est pris en charge par Fongecif dans le cas d’un CDD et par l’entreprise lorsqu’il s’agit d’un CDI. Lors d’une formation réalisée durant le temps de travail, la rémunération ne change pas pour l’employé. Cependant lorsqu’elle a lieu en en dehors du temps de travail, l’employeur est chargé de versé le montant de 50% de la rémunération nette du salarié.

N’hésitez plus, utilisez votre DIF !

Article rédigé par Mathilde Conquédo – www.studyglobal.fr

Previous post

Fête de l'alternance le 30 mai à Paris

Next post

Les conseils d’Ursula Burns aux femmes