Le déni



Il est parfois difficile de comprendre une situation qui nous tombe sur la tête et que l’on n’a pas choisie. Le premier réflexe est de se persuader que c’est l‘entreprise ou le DRH qui a fait une erreur. Et souvent les questions qui viennent en tête sont : « J’ai peut-être mal compris ? », « Si je laisse passer 2/3 jours, ils vont peut-être trouver une solution ? », « Ils ont dû faire une erreur, ça ne peut pas m’arriver à moi ! ».

Même si le moment est très difficile, vous allez être confronté à votre supérieur ou à votre employeur et le plus important est d’avoir le courage de poser toutes les questions qui vous passent par la tête pour ne pas regretter plus tard de ne pas avoir de réponse : « Pourquoi moi ? qui va me remplacer ? Quand est-ce-que mon contrat s’arrête ? Qui va me donner tous les papiers ? Quelles sont les étapes ? Quand dois-je aller à Pôle Emploi ? Au bout de combien de temps vais-je recevoir mes allocations chômage » ? », etc.

Le fait de poser vos questions et peut-être d’obtenir des réponses va vous permettre de ne pas avoir de regret et de mieux vous préparer pour tourner la page. Pour ne pas être pris au dépourvu pendant votre entretien de licenciement ou les entretiens que vous pourriez avoir au cours de cette période, écrivez sur un papier toutes les questions que vous souhaitez poser et surtout rappelez-vous que dans toutes les circonstances vous devez faire face et garder la tête haute.

La colère



La colère arrive lorsque l’on prend la mesure de la perte de son emploi et de toutes ses conséquences. On sait qu’il n’y aura pas de retour en arrière et un sentiment d’animosité surgit : « Qu’est-ce que j’ai fais pour mériter ça ? Ces gens sont odieux ! Ils ont mal géré la société, c’est de leur faute ! ».
 La phase de colère peut durer plusieurs jours. C’est le moment où l’on commence à extérioriser ses souvenirs mais aussi ses rancœurs auprès des personnes avec qui l’on peut échanger, ses collègues ou ses proches. Si les mots veulent sortir, ne les contenez pas. Parlez ! Mais pensez quand même à protéger aussi certaines personnes qui sont peut-être plus fragiles comme les enfants et qui ne peuvent pas comprendre la situation que vous traversez. 
Lâchez-vous mais pas trop longtemps car vous devez d’abord penser à vous protéger et la colère n’est pas bonne conseillère.

Le questionnement



La phase de colère débouche sur la phase de marchandage et de recherche du coupable. A qui revient la faute ? Cette phase normale permet à notre ego de reprendre un peu le dessus sur cette situation. Qui plus est, dans notre contexte économique, beaucoup de personnes licenciées ne sont pas directement responsables de la perte de leur emploi. La crise pousse au chômage des milliers de personnes qui ont toujours bien fait leur travail.

La tristesse

Le monde s’écroule. On se souvient du temps où l’on se plaignait de ce travail et on s’aperçoit maintenant que finalement c’était pas si mal. On regrette les bons jours, la sécurité, les avantages, la routine. Les relations avec ses anciens collègues qui ne seront plus jamais les mêmes et qui disparaitront pour certaines. Un sentiment de solitude, de désespoir peut nous envahir et nous désespérer. Si cette phase est nécessaire et bénéfique, le plus difficile est de faire en sorte qu’elle soit la plus courte possible. Afin de passer à la dernière étape.

L’acceptation

D’accord ! Maintenant je suis au chômage !
 Il est nécessaire d’admettre cette situation : la perte de l’emploi.
Faire le deuil peut prendre plus ou moins de temps en fonction de votre personnalité. Mais c’est une étape nécessaire, indispensable avant de commencer une nouvelle vie.
 Une fois cette idée acceptée, votre esprit va pouvoir passer à autre chose et se concentrer sur un nouveau projet.

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