La démission implique la rupture volontaire de votre contrat de travail. Emmanuel Macron, le nouveau Président de la République a prévu que les employés qui démissionnent pourront toucher une assurance-chômage comme ceux qui sont licenciés ou qui négocient leur départ par une rupture conventionnelle.

La promesse d’Emmanuel Macron

Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a promis dans le cadre de la réforme assurance-chômage d’indemniser les salariés démissionnant s’il s’agit de leur première démission en 5 ans. Un tel dispositif serait une première. A savoir que seule une partie des départs volontaires est déjà prise en charge par l’assurance-chômage. L’indemnisation chômage des démissions serait assujetti au devoir d’accepter de reprendre le travail dès qu’un poste proposé correspond à son CV.

Emmanuel Macron a précisé : « Si plus de deux emplois décents, selon des critères de salaire et de qualification, sont refusés ou que l’intensité de la recherche d’emploi est insuffisante, alors les allocations seront suspendues. »

Cette proposition d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle bénéficierait aussi aux indépendants : artisans, commerçants, entrepreneurs, professions libérales, agriculteurs.

L’association travaillant en coopération avec Pôle emploi l’Unédic s’est intéressé, à titre de comparaison avec la France, aux régimes d’indemnisation de 10 pays européens. L’Unédic constate qu’un tel régime d’indemnisation des démissions n’existe dans aucun des pays sélectionnés pour l’étude. Toutefois cela ne veut pas dire que quitter volontairement son emploi vous empêchera de bénéficier d’une assurance-chômage.

A l’étranger, la démission n’exclut pas l’indemnisation

Dans la plupart des pays les licenciements sont indemnisés au même titre que les démissions dites  » légitimes « . Par exemple en Allemagne l’organisme prenant la décision d’indemniser ou non le chômeur est un organisme similaire à Pôle emploi en France. Au Luxembourg il faut un motif « exceptionnel, valable et convaincant  » mis à part le cas de l’harcèlement sexuel. En Espagne ce sont les  » causes justes  » qui permettent l’indemnisation de la personne ayant décidé de démissionner.

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