Selon une étude réalisée par France Stratégie, depuis plus de 10 ans, les créations d’emplois sont davantage centralisées dans les zones de plus 500.000 habitants. C’est d’autant plus le cas pour les jobs les plus dynamiques comme par exemple les postes de cadres.

Un phénomène de « métropolisation » préjudiciable pour les moyennes et petites villes

Ces aires urbaines concentrent à elles seules 46% des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. D’autre part, les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi d’importantes pertes. Jusqu’au début des années 2000, en France, les créations d’emplois étaient réparties équitablement. En revanche, entre 2006 et 2013, les écarts se sont développés considérablement, analyse France Stratégie.

C’est un phénomène de « métropolisation », qui « devrait se poursuivre », et qui est lié en grande partie à une concentration des emplois de cadres dans les métropoles, positionnées sur des « métiers structurellement dynamiques », aux tâches « non répétitives » et à « fort potentiel de créations d’emplois d’ici 2022 » (85% des ingénieurs en informatique, 75% des professionnels de l’information et de la communication, 69% du personnel d’études).

Certaines métropoles font exceptions à la règle

De 1999 à 2013, les métropoles de Toulouse, Montpellier, Nantes, Rennes, Bordeaux et Lyon ont créé des emplois alors que Rouen et Lille en ont perdu. De plus, Paris a enregistré ces dernières années une dynamique beaucoup moins favorable qu’en province. A contrario, les villes petites et moyennes sont plus positionnées sur des métiers en perte de vitesse (ouvriers, employés, agriculteurs). Les aires urbaines de moins de 100.000 habitants et les aires moyennes subissent aussi des « dynamiques négatives », et l’impact de la désindustrialisation y est plus fort qu’avant.

Cette surreprésentation des métiers fragiles « sera source de diminutions d’emplois et de reconversions professionnelles imposées par les mutations économiques », anticipe l’étude, qui prévient: « le risque qui pèse sur ces territoires est d’autant plus élevé que les personnes exerçant des métiers fragiles ont une mobilité géographique généralement faible ». Quant aux communes isolées, si elles souffrent d’une baisse de l’emploi dans les métiers agricoles et ouvriers, l’effet local y est positif: les métiers industriels résistent mieux, les professions de santé et artistiques s’y développent plus.

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