EDF vient d’annoncer qu’il allait réduire ses effectifs de 5%, sans licenciement, sur 2 ans, entre 2016 et 2018. De plus, le groupe va réduire ses dépenses d’exploitation afin de pouvoir affronter un marché énergétique en berne, et de mettre en place son plan stratégique.

Un plan stratégique : CAP 2030

Dans un communiqué, le géant de l’électricité a déclaré que « pour s’adapter à son environnement et mettre en oeuvre les choix stratégiques de son projet CAP 2030, EDF SA optimise ses ressources en diminuant le nombre de recrutements et en réduisant toutes ses dépenses d’exploitation. Cela devrait se traduire par une baisse des effectifs de 5% sur le périmètre d’EDF SA, sans aucun licenciement, sur la période 2016-2018« .

Le groupe est détenu à 85% par l’Etat et a annoncé à l’AFP que ces suppressions de postes concernaient les 67000 effectifs d’EDF SA, et donc environ 3350 personnes sur le territoire français. EDF explique que « cette gestion des ressources s’inscrit dans un environnement marqué par une concurrence accrue et des conditions de marché défavorables en France et en Europe qui nécessite une adaptation de l’entreprise« .

EDF prévoit de doubler son parc de production d’énergies renouvelables de 28 à plus de 50 gigawatts en 15 ans, surtout en dehors de l’Europe, dans le cadre de son plan stratégique CAP 2030. Le groupe souhaite également réduire les coûts opérationnels de 700 millions d’euros en 2018.

Mouvement de grève

Il y a alors eu un mouvement de grève ce jeudi à l’appel de la CGT, la CFE-CGC et de la FO pour protester contre ces réductions de personnel. Les secteurs du nucléaire, de l’hydraulique et du thermique sont touchés. EDF rappelle alors que qu’entre 2010 et 2014, le groupe a connu une augmentation des effectifs de 9%. Marianne Laigneau, directrice des ressources humaines a déclaré que « EDF restera un recruteur important en France dans les années à venir, avec 1.000 à 2.000 recrutements prévus chaque année entre 2016 et 2018 sur ses métiers coeurs et des métiers en développement tel que le numérique. La priorité sera désormais donnée à la mobilité interne des salariés et à leurs parcours professionnels ainsi qu’à l’alternance qui reste un enjeu majeur pour l’entreprise« .

Les syndicats s’inquiètent du contexte difficile pour le groupe, qui est fragilisé à cause du rachat de l’activité réacteurs d’Areva, de l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques, et du projet de construction de deux réacteurs EPR en Angleterre. Pour la première fois, le 10 décembre dernier, les élus du CCE ont déclenché un droit d’alerte à cause de la situation « économique et sociale préoccupante » du groupe, qui a été évincé un peu plus tard du CAC 40.

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