Les premières semaines au sein d’une nouvelle entreprise sont toujours très éprouvante pour vous, mais aussi pour votre supérieur.

Il est normal de vous concentrer sur vous et de vous poser beaucoup de questions telles que « Vais-je bien m’entendre avec mes nouveaux collègues ? », « Ne serai-je pas trop surchargé ? » ou encore « Serai-je capable d’apprendre ce que l’on m’enseignera ? », mais sachez que votre supérieur se pose, lui aussi, des questions à votre sujet.

Embaucher représente en effet un risque pour les entreprises. Allez-vous être à la hauteur de ce qui est attendu de vous ? Allez-vous être celui que vous avez prétendu être pendant l’entretien ? Jusqu’à ce que votre supérieur connaisse vos habitudes de travail, votre personnalité – et donc le degré de confiance qu’il peut placer en vous – il sera inquiet.

Le simple fait d’avoir cela en tête rendra plus simple la compréhension de l’état d’esprit de votre supérieur et vous permettra donc de mieux répondre à ses attentes.

Afin de balayer les doutes des premières semaines de votre employeur,  voici une liste de quelques inquiétudes classiques et de ce que vous pouvez faire pour y répondre.

 

1. Êtes-vous bien intégré dans l’équipe ?

Les bons managers savent qu’une équipe soudée produit du meilleur travail qu’une équipe qui ne l’est pas. C’est pour cela qu’ils veulent voir des gens qui s’entraident et qui n’ont pas peur de communiquer.

Ils savent également qu’une seule personne peut mettre à mal les relations entre tous les collègues. C’est pour cela que votre supérieur va se demander, lors des premières semaines, si vous vous intégrez bien à l’équipe. Ils verront si vous faîtes des efforts pour aller vers les autres et si vous arrivez à tisser de bonnes relations avec vos collègues.

 

Comment balayer ce doute ?

Il n’est pas nécessaire d’aller voir votre boss en lui disant « Regardez comme je suis bien intégré à l’équipe ! » Il vous faut agir et il le verra de lui-même. N’hésitez pas à poser des questions à vos collègues, discutez autours d’un café, mangez avec eux et offrez leur votre aide si vous le pouvez.

Vous verrez que votre supérieur sera plus détendu au fur et à mesure que vous vous intégrerez dans l’équipe de travail. Ce seront vos collègues eux-mêmes qui diront à votre supérieur que vous êtes un bon élément et que votre embauche est une bonne chose.

 

2. Êtes-vous capable de faire ce que l’on vous demande ?  

Votre patron sait que vous êtes compétent, ou du moins il l’imagine au vu de votre CV et de ce qu’il a pu apprendre de vous en entretien. Mais maintenant que vous êtes un membre à part entière de l’entreprise, il se demande si vous arrivez à mettre en place ce que l’on vous a enseigné et si vous assumez vos tâches quotidiennes. Travaillez-vous rapidement ou bloquez-vous aux tâches les plus basiques ? Prenez-vous des initiatives ou avez-vous toujours besoin que l’on vous guide à chaque étape du projet qui vous a été confié ?

Votre supérieur se demandera toujours si vous avez besoin de conseils supplémentaires et si vous êtes, finalement, une bonne recrue.

 

Comment balayer ce doute ?

Vous ne voulez sûrement pas que votre supérieur doute que vous soyez la bonne personne pour le poste auquel il vous a embauché. Vous devez donc être franc si vous ne comprenez pas quelque chose ou si vous avez besoin d’un peu d’aide pour le faire. Il appréciera toujours que vous reconnaissiez vos difficultés et que vous soyez volontaire d’apprendre pour les surmonter.

Mais évidemment, vous voulez aussi lui montrer vos points forts. Demandez-lui donc, lors des premières semaines, des retours sur le travail que vous avez produit. Prévoyez des rencontres régulières avec lui pour revenir sur les dernières tâches que vous avez effectuées. Vous pourrez alors lui prouver que vous remplissez ses attentes et que vous êtes donc la personne qu’il faut pour ce poste.

 

3. Vous donne-t-on la bonne quantité de travail ?

Les managers veulent que les nouveaux employés se sentent challengé et veulent qu’ils aient assez de travail pour ne pas être inactif – sans leur en donner assez pour qu’ils  pensent qu’ils vont travailler 80h par semaine.

Le problème est que votre patron ne vous connaît pas encore et qu’il ne sait pas identifier quand vous êtes stressé, si vous vous ennuyez, et donc la charge de travail qui peut vous être confiée. Souvent, les employés acceptent tout ce qui leur est demandé car ils veulent paraître serviables et travailleurs alors qu’ils peuvent être totalement dépassés par la charge de travail qui leur est imposée.

Il faut donc que supérieur comprenne de lui-même s’il vous donne la bonne charge de travail car ce n’est pas rassurant, pour lui, d’avoir toujours à se demander si vous êtes surchargé ou trop inactif.

 

Comment balayer ce doute ?

Ici encore, je vous conseillerais de toujours communiquer avec votre supérieur. Si vous êtes surmené, demandez-lui de hiérarchiser les tâches qu’il vous donne. Et encore une fois, sans le dire explicitement, vous devez montrer à votre supérieur que vous ne pouvez pas faire tout ce qui vous est demandé en même temps et qu’il vaut mieux vous donner les choses selon leur ordre de priorité.

Si, au contraire, vous vous ennuyez, n’ayez pas peur de demander à votre patron s’il n’y a pas quelque chose que vous pouvez faire pour l’aider. Il appréciera que vous preniez des initiatives au lieu  de vous tourner les pouces devant votre ordinateur.

Dans tous les cas, il est toujours bon de garder votre patron au courant de ce que vous faîtes et de si vous sentez que l’on vous donne la charge de travail appropriée. Il ne sait pas toujours quelles sont toutes les tâches qui vous sont confiées, et en le gardant au courant, vous lui permettrez de savoir si vous travaillez bien sur les dossiers les plus urgents.

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