En dépit d’un recul de 7,6% du nombre de liquidations judiciaires prononcées, plus de 55 000 entrepreneurs se sont trouvés en situation de perte d’emploi en 2016 (source GSC).

Le problème est que ces chefs d’entreprise ne bénéficient pas des allocations chômage et la perte de leur emploi impacts toute la famille.

On note aussi que si l’âge médian de ces dirigeants varie peu autour de 45 ans, la part des quinquas à tendance à légèrement augmenter. Les dirigeants âgés de plus de 50 ans représentent ainsi 34,5 % des entrepreneurs concernés en 2016.

Les gérants de petites entreprises plus fortement touchés

Les artisans-commerçants et gérants de TPE se montrent les plus impactés par la perte d’emploi sur liquidation judiciaire.

75 % des entrepreneurs concernés employaient ainsi moins de trois salariés et 14 % en comptaient entre trois et cinq.

Le statut juridique adopté par ces entrepreneurs est celui d’artisan- commerçant dans 15,3 % des cas et SARL (société à responsabilité limitée) dans 64,6 %. La progression de perte d’emplois se révèle la plus forte (+26,7%) parmi les SAS (société par actions simplifiée), donnée qui s’explique par l’augmentation du nombre de créations sous ce statut.

Confirmation de la plus forte fragilité des dirigeants de petites structures, pour 88,6 % des entreprises touchées, le chiffre d’affaires était non connu ou inférieur à 500 000 €.

 

Des pertes d’emploi conséquentes pour les secteurs du bâtiment et du commerce

L’amélioration de la conjoncture a permis une meilleure résistance des entreprises en particulier pour celles orientées BtoB, mais les activités à destination du consommateur affichent leurs fragilités.
Les entrepreneurs du bâtiment (24,8 %) et du commerce (23,1 %) concentrent à eux seuls près de la moitié des pertes d’emploi. Si à la faveur de la reprise de l’immobilier, les artisans du bâtiment retrouvent de l’activité, les commerçants en situation de perte d’emploi sont en revanche aussi nombreux en 2016 qu’en 2015 dans l’habillement au détail (plus de 1400) et plus nombreux dans les magasins multi-rayons (+ 6 %).

Parmi les autres activités, les pertes d’emploi de dirigeants se stabilisent à des niveaux élevés dans la restauration rapide (2200) ou les débits de boisson (1100) et augmentent fortement pour les taxis (+ 54 %), les auto-écoles (+ 20 %) mais aussi les activités juridiques (+ 23 %) ou encore les infirmiers (+ 21 %).

 

Les chefs d’entreprises de Corse plus exposés aux difficultés en 2016

La majorité des régions françaises s’inscrit en amélioration par rapport à 2015 ; sept sur treize présentent un nombre de liquidations judiciaires en baisse de plus de 10 %.
Pour autant la réalité des territoires apparait plus contrastée. Les pertes d’emploi de dirigeants ont ainsi augmenté en Corse (+ 23 %), en Haute-Marne (+ 31,9%), dans les Hautes Alpes (+ 22,9%) dans l’Indre (+ 18 %) ou en Guadeloupe (+ 6 %).

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