De plus en plus de Français sont confrontés au chômage et réfléchissent à l’entrepreneuriat.

C’est aussi ce que révèle l’étude APCE : Près d’1 Français sur 3 de plus de 18 ans (15 millions de personnes) s’est engagé, à un moment ou à un autre, dans une démarche entrepreneuriale :

21 % a l’intention, de créer ou reprendre une entreprise
7 % témoigne avoir engagé des démarches pour créer ou reprendre une entreprise au cours des 12 derniers mois
10% est actuellement entrepreneur
14% a créé ou dirigé une entreprise qu’il a depuis vendue ou fermée.
Le total de ces résultats (52%) est supérieur à l’indice entrepreneurial de 32% car une même personne peut en effet se trouver dans plusieurs de ces 4 situations.

L’entrepreneuriat semble encore se conjuguer plus facilement au masculin et concerne presque autant les jeunes générations que les Français en milieu de carrière.

 

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Les premiers résultats de l’étude montrent par ailleurs que la dynamique entrepreneuriale ne peut pas être corrélée au niveau de diplôme ; à peine 9 points séparent par exemple l’Indice Entrepreneurial des personnes titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur de celui de profils peu ou pas diplômés.
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A ce stade, l’enquête révèle que le dynamisme entrepreneurial paraît plus fort chez les salariés du privé que pour ceux du secteur public (46 % vs 22 %). L’Indice Entrepreneurial varie peu entre les demandeurs d’emploi indemnisés et ceux qui ne le sont pas.
Pour les Français (non entrepreneurs) un entrepreneur est d’abord perçu comme un professionnel autonome dans son travail (72 %), rémunéré à la hauteur de son engagement (69 %), conduisant un projet dans son intégralité (67%) et réalisant ses rêves (66%).
A noter : Ce « portrait-type » se rapproche de motivations avancées par les entrepreneurs:
désir d’indépendance, d’être son propre patron, volonté de réaliser un rêve, de s’épanouir professionnellement, de se dépasser, saisir des opportunités et gagner plus d’argent.

Lorsque l’on interroge les Français sur ce qu’ils estiment être la carrière la « plus intéressante», l’item « travailler à son compte » apparaît le plus plébiscité (25 %). Ajouté à celui d’ « avoir sa propre entreprise », l’aventure entrepreneuriale est vue comme aussi épanouissante que le salariat.

La part des personnes interrogées qui jugent l’entrepreneuriat comme la « carrière la plus intéressante » reste forte parmi les personnes qui se trouvent hors de la dynamique entrepreneuriale et s’impose, sans surprise, pour celles qui s’inscrivent dans un processus de création d’entreprise.
Si 45 % des Français interrogés se situant en dehors du processus entrepreneurial, n’ont jamais songé à la possibilité de créer une entreprise, 24 % avouent par ailleurs leur peur de l’échec, 17 % leur crainte des démarches administratives trop complexes et 1 6% attestent de leur préférence pour la sécurité de l’emploi d’un poste salarié. Pour ceux qui ont l’intention d’entreprendre, les démarches administratives restent la crainte majeure pour finaliser leur projet.
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Parmi les plus jeunes «non intentionnistes», 45 % déclarent également n’avoir jamais songé à la création.n  Ils listent parmi les autres freins la peur de l’échec, la problématique de l’investissement financier mais aussi le « manque de compétences ». Des items qui se retrouvent pour les demandeurs d’emplois.
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#Photo : Le stagiaire qui dort au bureau

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